Lutte contre les fléaux financiers : l’Etat met les moyens

Le gouvernement a décidé de mettre tous les moyens dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme, notamment à travers la cellule de traitement du renseignement financier (CTRF). C’est Aymene Benabderrahmane, ministre des Finances qui l’a déclaré lors de la cérémonie d'installation des nouveaux membres de la CTRF.  

L'objectif est de s'arrimer aux standards internationaux permettant à l'Algérie de se maintenir de façon pérenne en haut des classifications internationales en termes de lutte contre les différents fléaux financiers.

«Parmi ses mission, la CTRF réalise des évaluations et des rapports réguliers sur le niveau de mise en œuvre des réformes nécessaires en terme de lutte contre les infractions à la législation financière dans le cadre de l'amélioration de la gouvernance»", a mis en relief le ministre du secteur.  

Selon lui, le rôle de la CTRF intègre également l'information financière notamment au niveau du blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme "qui deviennent des crimes complexes du fait de l'avancement technologique et les technologies de l'information et de la communication ainsi que la mondialisation qui a contribué au développement des bandes criminelles transfrontalières".

Par ailleurs, M. Benabderrahmane a rappelé que "l'Algérie est l'un des rares pays à réunir l'ensemble des dispositifs", ajoutant que "les systèmes bancaire et financier nationaux sont parfaitement adapté à la lutte contre le blanchiment de capitaux quel que soit sa forme".  

«L'Algérie a été l'initiatrice de la criminalisation de certains types de courants de malversation qui proviennent du terrorisme et des activités similaires. L'Algérie n'a jamais baissé les bras dans le cadre de la lutte contre ce fléau», a-t-il ajouté.

Présent à cette cérémonie, le président de la CTRF, Si Ahmed Saidi qui a pris ses fonctions en novembre 2019 a fait savoir que plusieurs défis attendent les nouveaux membres de cet organe qui reçoit plus de 1700 déclarations de soupçon par an (1300 en 2017/2018).       

Au niveau national, il s'agit selon M. Saidi de travailler à la modernisation des capacités de la CTRF «et du lancement du grand chantier de la télé-déclaration et de l'adaptation de la réglementation en conséquence».  

Au niveau international, il s'agit pour la CTRF de permettre à l'Algérie en 2022 «d'être au rendez-vous de l'évaluation dont fera l'objet le pays concernant l'efficacité de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, contre le financement du terrorisme et contre le financement de la prolifération des armes de destruction massive». Dans ce cadre, le même responsable a estimé nécessaire que les capacités humaines et techniques de la CTRF soient développées.

Pour rappel, l'Algérie fera l'objet en 2022 d'une évaluation de sa politique nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme par Le Groupe d'action financière (GAFI) et par le Groupe d'action financière du Moyen-Orient et de l'Afrique du nord (GAFIMOAN).

En 2009, l'évaluation avait conclu à la conformité de la politique de l'Algérie aux normes internationales, aux conventions internationales et aux recommandations du GAFI ainsi qu'aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

En 2013, la CTRF a adhéré au groupe EGMONT qui regroupe les Cellules de Renseignement financier de 138 pays afin de favoriser un meilleur échange de renseignements financiers.

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