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Foncier industriel : L’AAPI passe à l’offensive 

Alors que l’accès au terrain a longtemps constitué le principal goulot d’étranglement pour les porteurs de projets en Algérie, une accélération est observée. Entre le bilan d’étape de la plateforme numérique et les nouvelles annonces de l’AAPI, l’État semble déterminé à transformer la promesse de transparence en réalité économique.

Le verrou du foncier est-il en train de sauter ? Les derniers chiffres communiqués par le ministère de l’Industrie et l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) dessinent une trajectoire de déblocage.
Depuis le lancement de la plateforme numérique de l’investisseur en 2024, ce ne sont pas moins de 3000 hectares qui ont été injectés dans le circuit économique, répartis sur 1675 assiettes foncières à travers le territoire national.

Lors de son récent passage devant le Conseil de la nation, le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a détaillé une offre segmentée pour répondre aux besoins spécifiques des opérateurs. Sur le stock global proposé, 2850 hectares (soit 1427 assiettes) sont spécifiquement fléchés vers des projets industriels d’envergure.

La stratégie actuelle repose sur une exploitation rationnelle des zones existantes : plus de 2100 hectares sont situés au sein de zones industrielles et d'activités, qu’elles soient anciennes ou en phase de finalisation. Pour soutenir cet effort, la Loi de finances 2026 prévoit déjà le déblocage de crédits de paiement pour achever les travaux d'aménagement dans les zones les plus avancées, tandis que le reste du programme devrait être finalisé à l'horizon 2028.

Parallèlement à ces chiffres ministériels, l’AAPI vient de confirmer la disponibilité de nouvelles «poches foncières» prêtes à l’emploi. Cette annonce cible des pôles stratégiques tels que  Constantine (Zone industrielle des Douams), Sidi Bel Abbès (Ras El Ma),Tlemcen (El Aricha), Médéa et Djelfa (Boughezoul) et Tiaret (Zaâroura).

L’objectif est clair : recenser précisément les projets viables pour optimiser leur mise en ligne sur la plateforme numérique. L'Agence rappelle à ce titre que la dématérialisation reste la règle d'or : le dépôt des demandes s'effectue exclusivement en ligne, garantissant ainsi une rupture avec les pratiques bureaucratiques du passé.

Au-delà du domaine public, l'AAPI explore de nouvelles pistes pour accroître l'offre. Une réunion de travail s'est tenue le 15 avril dernier autour d'un projet inédit : la création d'une cité industrielle intégrée sur des terrains privés. En étudiant la faisabilité de zones industrielles développées par des promoteurs privés, l'Algérie cherche à diversifier ses modèles de développement et à injecter davantage de flexibilité dans la gestion des espaces économiques.

Cette dynamique s’inscrit dans une réforme profonde de la législation sur l'investissement. En centralisant la gestion du foncier industriel via une plateforme unique et transparente, les autorités tentent de restaurer la confiance des investisseurs nationaux et étrangers. Le défi ne réside plus seulement dans la «disponibilité» physique de la terre, mais dans sa «connectivité» (viabilisation, énergie, logistique) pour que ces 3000 hectares se transforment rapidement en usines opérationnelles et en créations d'emplois.  

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