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Programme de 3200 MW opérationnel dès 2026  

Dans une déclaration faite ce lundi sur les ondes de la Radio Nationale, le Secrétaire général du ministère de l’Énergie, Nabil Kafi, a tracé les contours de la nouvelle architecture énergétique du pays. Entre autosuffisance, soutien au monde agricole et déploiement international, l’Algérie se prépare à une échéance charnière en 2026.

Le paysage énergétique s’apprête à connaître une transformation radicale. Le programme de 3200 mégawatts (MW), actuellement en phase de réalisation, devrait être pleinement opérationnel d’ici l’année prochaine. Ce projet d’envergure ne se limite pas à une simple augmentation de la production ; il se déploie à travers 21 centrales solaires photovoltaïques réparties sur 14 wilayas. Avec des capacités par site oscillant entre 50 et 300 MW, cette initiative constitue la première pierre angulaire de l'objectif des 15 000 MW fixé par le groupe Sonelgaz pour 2035.

L’une des annonces phares de Nabil Kafi concerne l’impact direct de cette stratégie sur l’économie réelle. À ce jour, près de 103 000 exploitations agricoles ont été raccordées au réseau électrique, une avancée majeure pour la modernisation du secteur primaire. Cette dynamique s’étend également aux projets industriels et miniers «structurants». Qu’il s’agisse du gisement de fer de Gara Djebilet, du projet de phosphate intégré ou de l’exploitation du zinc et du plomb à Oued Amizour, l’État assure une couverture énergétique sur mesure pour garantir le succès de ces piliers de la croissance nationale.

L’Algérie ne se contente plus d'être un acteur majeur des hydrocarbures ; elle s'affirme désormais comme un exportateur de solutions électriques. La création de la filiale «Sonelgaz-Internationale» témoigne de cette volonté de rayonnement continental. Le premier jalon de cette expansion est déjà visible à Niamey, au Niger, avec la construction d’une centrale de 40 MW.

Des négociations sont également en cours avec d'autres nations africaines, notamment le Mozambique, prouvant que le savoir-faire algérien en matière de production et de distribution est devenu un levier de diplomatie économique. L'analyse de ces indicateurs montre une volonté de rupture avec la dépendance exclusive aux énergies fossiles tout en renforçant le maillage territorial. 

La mise en service de 3200 MW de solaire d'ici 2026 représente un saut technologique qui permettra d'économiser d'importantes quantités de gaz naturel pour l'exportation. Le raccordement de 103 000 agriculteurs est un signal fort envoyé pour la stabilité des prix et la sécurité alimentaire. Le ciblage des zones minières montre que l'énergie est désormais pensée comme le "carburant" indispensable de l'industrialisation lourde du pays.

  

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