L'accélération des échanges commerciaux et la fluidification des procédures d’import-export restent une priorité pour le gouvernement. C’est dans cette optique que Kamel Rezig a reçu, ce lundi 13 avril 2026, une délégation de l’ABEF conduite par son délégué général, Rachid Belaid. Cette rencontre intervient dans un climat où la coordination entre le secteur financier et les opérateurs économiques est stratégique.
L'ordre du jour a principalement porté sur les difficultés rencontrées par les opérateurs économiques lors des opérations de domiciliation bancaire. Ces procédures, passage obligé pour tout mouvement de fonds lié au commerce extérieur, font souvent l'objet de critiques pour leur lenteur ou leur complexité.
Les discussions ont spécifiquement ciblé les programmes prévisionnels d’importation pour le premier semestre 2026. L'objectif affiché est double : garantir la disponibilité des intrants et des produits essentiels sur le marché national et faciliter les démarches pour les entreprises afin de ne pas gripper la machine productive nationale.
Pour comprendre l'importance de cette réunion, il faut rappeler que la domiciliation bancaire est l'acte par lequel une banque s'engage à assurer le transfert des fonds pour une importation ou le rapatriement des devises pour une exportation. En Algérie, ce processus est strictement encadré par la Banque d'Algérie. Tout retard ou blocage à ce niveau paralyse directement l'approvisionnement des usines ou la livraison des clients à l'étranger.
Le secteur du commerce extérieur en Algérie traverse une phase de transition. Le pays cherche à réduire sa dépendance aux importations tout en boostant ses exportations hors-hydrocarbures (qui ont atteint des records ces dernières années).
Cependant, cette volonté politique se heurte parfois à des réalités techniques. La réunion entre Rezig et l'ABEF est un signal envoyé aux investisseurs : l'État veut transformer les banques de simples "contrôleurs" en de véritables "partenaires".
L'année 2026 s'inscrit dans une dynamique de consolidation. Avec des projets d'envergure comme l'exportation massive de produits ferreux (185 000 tonnes déjà exportées par AQS Jijel début 2026), le besoin de banques réactives est critique. Les "programmes prévisionnels d'importation" évoqués durant la réunion permettent à l'État d'avoir une visibilité sur les sorties de devises tout en évitant les pénuries de matières premières.


Add new comment